Après avoir traversé des personnages mythiques de la littérature, de Madame Bovary à Don Quichotte (spectacle accueilli la saison passée), Zoé Cadotsch et Julien Basler repartent à la découverte de nouveaux territoires d’expression, à travers la scénographie et la musique, laquelle devient de plus en plus présente dans leurs œuvres.
C’est dans une villa de Cologny, en 1818, à seulement 19 ans, que Mary Shelley écrit Frankenstein ou le Prométhée moderne. Si son monstre de Frankenstein nous effraie encore à ce jour, ce n’est pas uniquement par son apparence physique. Il figure ce qui nous dépasse, qu’on essaie de maîtriser sans y parvenir. Ainsi les progrès de l’IA dans l’imitation de la voix humaine en est un exemple actuel flagrant : plus vraie que nature, cette similitude entre l’homme et la machine nous émerveille et nous fascine autant qu’elle nous répugne et nous horrifie.
En abordant une des figures majeures du panthéon de notre mémoire collective, l’enjeu du spectacle sera de révéler deux types de monstres : le premier est le monstre extérieur, de fabrication humaine, représentation d’un idéal, d’une tentative de surpasser notre état de mortel. Dans la famille des monstres, c’est précisément celui de Frankenstein. Le deuxième se trouve, lui, au cœur même de notre esprit, prêt à jaillir à tout instant sous forme de colère, de tristesse ou de pulsions incontrôlables, mais qui, comme le monstre du roman, n’est qu’en quête d’amour et de reconnaissance.
Aussi, en traitant la question du monstre de manière ouverte, polymorphe et sensorielle, gageons que ce spectacle visuel et musical pourrait se terminer par une sorte de fête où chacune et chacun célèbre son monstre tapi au fond de soi pour se libérer de ses peurs.
« Il existe en moi de l’amour comme vous n’en avez jamais vu. Il existe en moi une telle rage qu’elle ne devrait jamais se manifester. »
Mary Shelley, Frankenstein (1818)
Revue de presse :
lecourrier.ch, Cécile Dalla Torre, "Miser sur les créations locales", 2 septembre 2025
Le Courrier, Cécile Dalla Torre, "Miser sur les créations locales", 3 septembre 2025
letemps.ch, "En Suisse romande, un automne de joie en 25 spectacles: notre sélection / Frankenstein", 27 septembre 2026
Le Temps, Alexandre Demidoff et Marie-Pierre Genecand, "Un automne galvanique en 25 spectacles / Frankenstein", 27 septembre 2025
leprogramme.ch, Bertrand Tappolet, "Faire naître un monstre", 24 novemrbe 2025
lapepiniere.ch, Fabien Imhof, "Avec Frankenstein, les Fondateurs créent leur premier spectacle sans parole", 28 novembre 2026
Le Temps, Marie-Pierre Genecand, "Expos, concerts, théâtre, cinéma : nos recommandations culturelles de la semaine / Frankenstein", 29 novembre 2025
RTS 1, Le 12:45, "Julien Basler et Zoé Cadotsch, de la Cie des Fondateurs, sont les invité-e-s Culture de Julie Evard sur le plateau du 12:45", 2 décembre 2025
lemanbleu.ch, "Cult. La vie d'artiste / Frankenstein à la Maison Saint-Gervais", 4 décembre 2025
Léman Bleu, JT, 18h30, Frankenstein des Fondateurs dans le JT, 4 décembre 2025
lecourrier.ch, Judith Marchal, "Le pari muet de Frankenstein", 8 décembre 2025
Le Courrier, Judith Marchal, "Le pari muet de Frankenstein", 9 décembre 2025
La Pépinière, Fabien Imhof, "Innocence ou monstruosité ?", 9 décembre 2025
rts.ch, Thierry Sartoretti, "A Genève, "Frankenstein" revient au théâtre et il ne pipe mot", 10 décembre 2025
letemps.ch, Marie-Pierre Genecand, "A Genève, Les Fondateurs ressuscitent un Frankenstein muet et (un peu trop) mou", 10 décembre 2025
Mise en scène Julien Basler
Scénographie Zoé Cadotsch
Jeu Vincent Fontannaz, Mélanie Foulon, François Herpeux, Aline Papin
Musique originale et son Laurent Nicolas
Lumière et régie générale Matthieu Baumann
Costumes Diane Grosset
Administration Barbara Schlittler
Production Les Fondateurs
Coproduction Maison Saint-Gervais, Genève, en collaboration avec le Théâtre populaire romand – Centre neuchâtelois des arts vivants, La Chaux-de-Fonds
Création le 4 décembre 2025 à la Maison Saint-Gervais, Genève.
Photos © Laura Thompson; Maison Saint-Gervais / Matthieu Croizier x Dual Room; Magali Dougados









